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La transition vers les véhicules électriques est tirée par la préférence des clients

drawv

7 avril 2021

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« E-mobility has won the race » déclarait le 15 mars le PDG de Volkswagen Herbert Diess, en ouverture du « Power Day » organisé par l’entreprise, sur les pas du « Battery Day » de Tesla. Le groupe y a présenté sa décision de devenir un acteur majeur des batteries et de l’énergie, avec notamment six projets de gigafactories en Europe. Une date qui restera sans doute comme le basculement de l’industrie automobile dans la mobilité électrique, et c’est l’occasion de rappeler pourquoi.

véhicules électriques

© Tesla

Un marché survolté, en Europe comme ailleurs

Nous sommes en train d’assister à une transition très rapide du marché automobile vers l’électrique. Les chiffres de ventes de véhicules électriques en Europe montrent clairement l’accélération, ou plutôt le « pied de courbe » caractéristiques des « courbes en S », le fameux « tipping point ».

véhicules électriques

Il y a trois grandes raisons, trois facteurs de ce déclenchement d’un événement tant attendu :

 

Une offre « à marche forcée »1

La réglementation environnementale, connue et annoncée depuis des années a enfin amené les constructeurs à mettre en place une offre de véhicules électriques significative en 2020, en Europe par exemple pour atteindre le seuil de 95g d’émission de CO2 par km en moyenne. L’abaissement de ce seuil anticipé par le « Green Deal » pour 2025 puis 2030 poursuivra cette incitation forte. C’est en 2020 que sont apparues sur le marché européen les VW ID3, Peugeot e‑208, Opel Corsa-e, DS3 e-tense, Fiat 500e, rejoignant Renault Zoé, BMW i3, Audi e-tron, Hyundai Kona, et bien sûr les Tesla Model S, Model X et Model3.

 

Un avantage économique de plus en plus visible

Rouler en véhicule électrique devient aussi une décision économique rationnelle. La baisse continue du prix des batteries entraine le coût des véhicules électriques vers le bas. Suivant les situations, les types de véhicules ou les usages, tôt ou tard l’avantage économique passe du côté de l’électrique. C’est déjà le cas dans plus de la moitié des scénarios d’usages lorsqu’on prend en compte le coût total d’utilisation (Total Cost of Ownership – TCO), selon une étude publiée par LeasePlan en 20192. Mais alors que les décisions d’achat ne reposent pas toujours sur un tel calcul, certains constructeurs annoncent déjà la « parité faciale » c’est-à-dire des modèles électriques à un prix de vente inférieur à leurs équivalents fossiles ; c’est le cas par exemple de la Dacia Spring. En somme, il y a déjà pour beaucoup un avantage économique à rouler en VE mais, cet avantage sera de plus en plus généralisé et visible, c’est-à-dire pris en compte dans les actes d’achat.

 

La préférence massive des utilisateurs

Mais le principal responsable de cet emballement, c’est la demande elle-même. Les utilisateurs expriment leur désir de rouler en électrique. L’expérience est très largement vécue comme supérieure à celle que procure un véhicule fossile. Lorsque Tesla a conçu la Model S, l’objectif était de réaliser « la meilleure voiture du monde », non pas en dépit mais grâce à sa propulsion électrique.

Pour certains c’est le silence, d’autres l’accélération… Chacun a une bonne raison d’aimer rouler en électrique.

Mille et une raisons d’un coup de foudre pour les véhicules électriques

Beaucoup ont fait l’expérience d’une voiture qui se met en mouvement sans aucun bruit perceptible, procurant un effet « tapis volant » inattendu. Le couple disponible au démarrage, non seulement sur une Tesla, mais sur tout véhicule électrique donne une impression de réactivité, d’insertion facile dans le trafic, de puissance sage (ou pas !) mais disponible.

Le silence est cité par la majorité des utilisateurs comme le grand avantage, celui auquel on ne pourra plus renoncer. C’est le premier argument cité par les chauffeurs parisiens de VTC électriques, que j’interroge régulièrement. Ils avouent aussi bien vite que l’économie de carburant (jusqu’à 500 €/mois) est du premier ordre.

La recharge, souvent considérée comme une difficulté (voire un frein) avant l’achat, se transforme pour certains en bénéfice : au prix d’un petit geste pour brancher la voiture en rentrant le soir, on a un « réservoir » plein tous les matins ; adieu la corvée nauséabonde de la station-service !

Les parents qui attendent leur enfant devant l’école en hiver peuvent rester au chaud dans leur voiture sans polluer tout le quartier en faisant « tourner le moteur ».

L’architecture même d’une voiture conçue pour être 100% électrique dégage un espace supplémentaire pour les occupants. La batterie intégrée au plancher rend le système électrique beaucoup plus compact que son ancêtre thermique, avec son gros moteur diesel, son réservoir, sa ligne d’échappement qui traverse toute la voiture… C’est ainsi qu’une VW ID3 présente une habitabilité intérieure proche de la gamme supérieure (VW Passat par exemple), dans un encombrement 1cm plus court qu’une Golf ! Et c’est aussi grâce à cela que les conducteurs de Tesla sont si fiers de montrer un grand coffre sous le capot avant.

Les possesseurs de véhicules électriques sont toujours enthousiastes du faible entretien : plus de vidange, de révision, de changement de courroies ou de filtre à huile,… Même les plaquettes de frein s’usent moins grâce au freinage électrique récupératif.

Une bonne image du pouvoir d’attraction du VE, ce sont les discussions des couples au petit déjeuner pour savoir qui prendra ce matin la voiture électrique, à l’origine achetée comme « deuxième voiture » !

De nombreuses études ont montré que l’immense majorité des acheteurs de VE ne reviendraient jamais à un véhicule thermique. Et les constructeurs proposent maintenant à leurs prospects des essais de VE sur plusieurs jours en utilisation quotidienne, qui sont très souvent décisifs.

Et vous, quelle est la raison qui vous pousse à passer à l’électrique ?

 

Verkor


1 Pour reprendre l’expression de Carlos Tavarès

2 https://www.leaseplan.com/en-ix/blog/tco/tco-ev/

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